Là où la musique m’emporte

16649579_10211939752398432_738432311771098339_n

Emporté par les sons d’un adagio, quittant la terre, le sol qui en est la clef, je m’elève entre deux portées chargées de fragments mélodiques.
Je flotte entre ciel et eau au-dessus du fleuve sinueux qui lentement s’écoule vers la mer, le clapotis des notes de piano en prémices de vagues violines.
Le gong m’avertit du danger alors que je m’approche dangereusement de la roche qui s’effrite, la mélodie sans arrêtes ni aspérités me guide entre les deux flancs érodés par les vents et m’entraîne vers l’horizon voluté de nuages pourpres.
Une poussée d’octaviation m’élève encore un peu plus et l’air qui m’ennivre me fait du bien. Un autre gong me rappelle l’équilibre instable de ma nacelle d’osier, hors de portée, alors je me replace entre les deux falaises striées et écarte mes bras afin de les relier d’une accolade, mais peu à peu elles s’écartent, s’éloignent l’une de l’autre et le fleuve se deltarise, promesse à l’océan, vaste et calme.
Alors mes bras ainsi déployés, j’accueille cet air parfumé d’odeurs marines et j’inspire, j’emprisonne, de peur d’en manquer, le laisse s’échapper pour enfin le respirer.
Et, sous les gongs maintenant approbateurs, les vents chargés de nuances de harpe me portent vers l’horizon, là où le bleu marine effleure le bleu du ciel…

Nuances de pourpre

16387871_10211826673731536_6409509832852471008_n

L’horizon se confond entre deux nuances de pourpre,
sur une mer d’huile dont les vagues gris de Payne
semblent peu ou prou caressées de reflets blancs de titane.
Une voile hissée , vent en poupe , ou en proue selon
l’orientation sensorielle de l’observateur,
désir de voyage ou attente d’un retour,
nuance…

differents mais ensemble

16265542_10211819182024248_7977485431482438498_n

Peindre pour moi c’est une recherche , une expérimentation , quelque fois une découverte , de l’émotion. D’autres fois une déception due à un loupé , une touche de trop impossible à rattraper, une toile gâchée .
Une palette restreinte certes , blanc de titane et gris de Payne que les mouvements cherchent à étreindre , le blanc se trouvant trop brillant voulant consoler le gris d’être en peine.
Différents mais ensemble , couchés en clair-obscur sur la toile, unis sans être unité , chacun cherchant à sublimer l’autre en le reflétant …

Le dernier voyage

14322608_10210475791000312_582832041628452063_n

Emporté par le mouvement du pinceau sur la toile comme un navire
sur la mer, par vent calme ou vents forts proches de la tempête
lentement j’approche de la terre que j’avais quitté depuis des mois.
Le voyage fut quelque peu éprouvant , mais teinté de paysages,
de décors magnifiques que j’eu peine à reproduire le plus fidèlement
possible, leurs impressions restent en moi.
Et maintenant que j’approche de la terre ferme,
cette mer d’huile , aux reflets clairs obscurs me laisse encore
avec l’appréhension que son absence pourrait me faire chavirer…

Là où la musique me porte…

16649579_10211939752398432_738432311771098339_n

Emporté par les sons d’un adagio, quittant la terre, le sol qui en est la clef, je m’elève entre deux portées chargées de fragments mélodiques.
Je flotte entre ciel et eau au-dessus du fleuve sinueux qui lentement s’écoule vers la mer, le clapotis des notes de piano en prémices de vagues violines.
Le gong m’avertit du danger alors que je m’approche dangereusement de la roche qui s’effrite, la mélodie sans arrêtes ni aspérités me guide entre les deux flancs érodés par les vents et m’entraîne vers l’horizon voluté de nuages pourpres.
Une poussée d’octaviation m’élève encore un peu plus et l’air qui m’ennivre me fait du bien. Un autre gong me rappelle l’équilibre instable de ma nacelle d’osier, hors de portée, alors je me replace entre les deux falaises striées et écarte mes bras afin de les relier d’une accolade, mais peu à peu elles s’écartent, s’éloignent l’une de l’autre et le fleuve se deltarise, promesse à l’océan, vaste et calme.
Alors mes bras ainsi déployés, j’accueille cet air parfumé d’odeurs marines et j’inspire, j’emprisonne, de peur d’en manquer, le laisse s’échapper pour enfin le respirer.
Et, sous les gongs maintenant approbateurs, les vents chargés de nuances de harpe me portent vers l’horizon, là où le bleu marine effleure le bleu du ciel…

Jeremy Collin Ebéniste , mon fils et ses réalisations

11136665_10204987652583774_3620957000673476748_n10979299_10205998849079562_1334496717_n610520417_10205905630697101_640556776695283046_n10811562_10205379927286904_500916548_n

563598_10200175225652616_942293871_n

1506394_10203181586997711_1105817955575052583_n10171701_10203181587157715_4276974934996539167_n

11018083_1565010953760905_437892990283847824_n
Suis fier de lui

Le vieil homme, le puits et la fée

 

Il était une fois un vieil homme qui pleurait devant son puits asséché, de grosses larmes qui ne permettaient pas de faire revenir cette eau dont il avait besoin.
Une fée triste vint se poser sur la pierre, attendrie par tant de peine.
L’homme d’abord surpris lui demanda pourquoi elle-même avait l’air si triste.
Et de conter son malheur, sa baguette magique perdue, redonna au vieil homme l’entrain à la tâche , en bon luthier qu’il était.
N’étant pas érudit des secrets des mages, à la place de baguette c’est une mandoline qu’il lui fabriqua.
Il attendit la fée sans verser de larmes, mais plein d’espoir pour ceux qui auraient la chance d’entendre la muse jouer.
Pour qu’elle puisse la transporter il a pensé à l’habiller d’ailes couleur ciel à l’abris des cordes.
Ainsi la fée , le plus heureux des sourires aux lèvres s’envola avec son instrument magique.
Aujourd’hui encore, quand certains pleurent, une douce musique venant du vent, vient les réconforter…

Céline, notre fille chérie

Tu nous disais tes douleurs
je te disais « donnes-les moi »
tu répondais « je ne peux pas papa »

Ton dernier SMS disait que tu viendrais chercher des cerises lol
je ne savais pas qu’elle existait cette variété.

Tu n’es pas venue, saches que chaque année quand ton cerisier
sera en fleurs, nous nous préparerons à en cueillir pour toi et
pour toutes celles et ceux qui t’ont tant apprécié.

Je garde une des plus belles choses de toi,
ton bonheur et ta joie quand tu partais
animer les colos, et je t’accompagnais
au train, heureux de te voir partir
avec le sourire.

Le train que tu prends là n’a pas de retour
mais là où tu te rends les anges
veilleront sur toi.

Papa et Maman

La place du Tertre Montmartre

La place du Tertre    Montmartre   place_du_tertre-300x247

Assis à la terrasse du café « Au Petit Comptoir » je recueille mes premières impressions. C’est après l’orage, le soleil réapparaissant que cet endroit s’apparente si bien à un arc-en-ciel, les couleurs étant maîtresses de ce lieu. Pas un instant, le gris n’a sa place, le tabouret de l’artiste, la palette, la toile naissante, tout est couleur, du bleu pastel au rouge vif, déposée délicatement ou projetée avec force, chacun tentant d’immortaliser l’instant de son empreinte subconsciente, cherchant à raconter son coeur, de le fixer au liant sur un bout de toile blanche, à croire que le blanc n’y a pas sa place non plus…
Ici le bleu est roi, le rouge coquelicot cotoie un vert sinople sous un jaune impérial qu’une ombrelle tente d’aténuer, tenue par une silhouette sans visage et dont les jambes semblent issues du pavé plutôt que de l’imagination nuancée du peintre.
Il règne un silence, prèsque religieux dû peut-être à la proximité du Sacré-Coeur, drôle de nom pour une basilique, silence toutefois interronpu par le bruit des tasses de café ramassées au comptoir. Ou alors ce silence est-il la conséquence de la concentration des artistes penchés sur leur carré de blanc restant, pressés de le faire disparaître, ayants la même phobie que l’écrivain devant sa page blanche, que le compositeur devant ses rangées de lignes vides?
L’odeur des tubes de couleur se mèle aux parfums des passants donnant à la toile à peine finie un réalisme que l’auteur se dépêche de vernir pour en emprisonner le souvenir, c’est qu’ils ont des sacrés coeurs aussi, ces artistes…
Je repose délicatement ma tasse sur sa soucoupe, de peur de rompre l’harmonie de cet air qui trotte dans ma tête, je ferme les yeux , lève la tête vers le soleil, et prend une longue inspiration, pour que comme le vernis sur les toiles, ma mémoire fixe cette fresque musicale encore fraîche…

La ruelle des mots passants

A faire les cent pas devant le passage, à regarder la lueur au bout de la ruelle

sans l’empreinter, ta vie n’est que rêves, dépendances et déceptions.

Si toutefois un jour tu t’y engages, n’aie pas peur,

de l’eau de la gouttière qui pourrait couler sur tes pieds

que des portes restent fermées, d’autres s’ouvriront…

des fenêtres, quelqu’un pourra te dire bonjour

de la voûte, elle est solidement ancrée de chaque côté

de la nuit, la lanterne veille

du silence, il est propice en cet instant

des odeurs, on a rajouté des fleurs

de ces mots, ils ne font que passer comme toi

mais ils t’accompagnent,

 

 

 

 

12


Jean-Jacques Zala (L'art en... |
piejak |
Tender Pastel |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | thomas931
| L'Ecume des Jours//Nuits
| playmotanker