journal personnel de confinement

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Dimanche 1 mars 2020

Au réveil , encore un peu dans le brouillard et fiévreux, je me sers un café sans tartines , je n’ai pas encore réfléchi comment récupérer mon pain sans pouvoir sortir. Il me reste bien une ou deux baguettes dans le congélateur mais je ne les ai pas encore sorties. Concernant les aliments , j’ai toujours assez de boîtes de conserves pour tenir quelques jours.
Et puis il sera encore bien temps d’aviser comment se réapprovisionner dans la semaine, des amis s’étant proposés de s’en occuper et de me déposer les courses devant ma porte.
La journée va être longue, la semaine aussi , pas de télétravail prévu par mon entreprise, il va falloir donc passer le temps, d’autant que la météo exécrable ne m’incite pas à sortir dans le jardin.
J’allume la télévision que je reteins aussitôt étant tombé sur une chaîne d’info, pas besoin d’en rajouter.
Je bois mon café tranquillement pour une fois, et bien que pris pas un rhume, j’en sens l’arôme,ce qui ne m’étais pas arrivé depuis longtemps, pressé par le temps, j’avalais le contenu refroidi de ma tasse avant de me « sauver » pour rejoindre mon activité débordante , débordé.

J’avais anticipé, je ne sais pour quelle raison et avais pris deux toiles dans un magasin et de l’apprêt blanc , sans doute avais-je anticipé mes prochains congés. Je me rends donc à l’atelier et me mets à préparer l’une des deux toiles en y passant une sous-couche et je la laisse sécher, en attendant je monte faire ma toilette et me rase la barbe de trois jours.

De retour à mon atelier, me voilà devant cette toile blanche et sèche à me demander ce que je vais en faire. Il faut bien que je m’y colle, sinon je ne vais rien faire et ressasser le pourquoi de ma présence ici qui risque de durer longtemps et de me poser la question, comment en est-on arrivé là, question à laquelle personne ne sait répondre.
Et si je ne me pose pas de questions sur cette situation, je suis à nouveau tenté de me demander pourquoi je choisi de faire de la peinture aujourd’hui et non de l’écriture, dévoré par deux passions, à choisir entre le loup et le vautour.
Drôles d’images me direz-vous, mais se retrouver devant une toile blanche ou une feuille blanche, n’est-ce pas se retrouver errant au milieu de nulle part au risque de s’y perdre et de finir dévoré par des bêtes ?…
Finalement, ayant choisi le loup, je prépare les tubes de couleur et mes spatules, je choisi le tube de noir pour commencer. Je commence souvent par cette couleur sombre avant de venir à des teintes plus vives, puis je remets des touches sombres pour équilibrer ou pour donner un effet clair-obscur.
Mais je n’ai pas la même dextérité que l’artiste de Street-art qui sait dès le départ où il veut aller et qui a déjà son oeuvre finie bien en tête.

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Dimanche 22 mars

Depuis le 14 mars je jongle entre travail, télétravail et confinement, obligé de me rendre au magasin pour la mise en sécurité et les rondes. De chez moi j’arrive à travailler avec ma messagerie mais pas grand chose à lire , l’entreprise étant presque à l’arrêt.
Aujourd’hui j’ai repris une ancienne toile et me suis mis à peindre par-dessus, n’ayant plus de toile vierge.
Il me reste de la peinture mais le blanc commence à manquer. Je me demande comment font les artistes de Street-Art pour exprimer leur talent en ce moment avec ce confinement…

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Lundi 23 mars

Ce matin j’ai dû me rendre au magasin pour réaliser les essais du moteur sprinkler et pour procéder aux rondes de sécurité. Je viens de faire une petite sieste et j’hésite entre peindre et écrire, sachant qu’il ne me reste plus de toile, j’opte pour faire un peu le point ici avant de peut-être continuer l’histoire des tablettes cunéiformes.
Portez-vous bien,

Là où la musique me porte…

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Emporté par les sons d’un adagio, quittant la terre, le sol qui en est la clef, je m’elève entre deux portées chargées de fragments mélodiques.
Je flotte entre ciel et eau au-dessus du fleuve sinueux qui lentement s’écoule vers la mer, le clapotis des notes de piano en prémices de vagues violines.
Le gong m’avertit du danger alors que je m’approche dangereusement de la roche qui s’effrite, la mélodie sans arrêtes ni aspérités me guide entre les deux flancs érodés par les vents et m’entraîne vers l’horizon voluté de nuages pourpres.
Une poussée d’octaviation m’élève encore un peu plus et l’air qui m’ennivre me fait du bien. Un autre gong me rappelle l’équilibre instable de ma nacelle d’osier, hors de portée, alors je me replace entre les deux falaises striées et écarte mes bras afin de les relier d’une accolade, mais peu à peu elles s’écartent, s’éloignent l’une de l’autre et le fleuve se deltarise, promesse à l’océan, vaste et calme.
Alors mes bras ainsi déployés, j’accueille cet air parfumé d’odeurs marines et j’inspire, j’emprisonne, de peur d’en manquer, le laisse s’échapper pour enfin le respirer.
Et, sous les gongs maintenant approbateurs, les vents chargés de nuances de harpe me portent vers l’horizon, là où le bleu marine effleure le bleu du ciel…

Le vieil homme, le puits et la fée

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Il était une fois un vieil homme qui pleurait devant son puits asséché, de grosses larmes qui ne permettaient pas de faire revenir cette eau dont il avait besoin.

Une fée triste vint se poser sur la pierre, attendrie par tant de peine.
L’homme d’abord surpris lui demanda pourquoi elle-même avait l’air si triste.
Et de conter son malheur, sa baguette magique perdue, redonna au vieil homme l’entrain à la tâche , en bon luthier qu’il était.
N’étant pas érudit des secrets des mages, à la place de baguette c’est une mandoline qu’il lui fabriqua.
Il attendit la fée sans verser de larmes, mais plein d’espoir pour ceux qui auraient la chance d’entendre la muse jouer.
Pour qu’elle puisse la transporter il a pensé à l’habiller d’ailes couleur ciel à l’abris des cordes.
Ainsi la fée , le plus heureux des sourires aux lèvres s’envola avec son instrument magique.
Aujourd’hui encore, quand certains pleurent, une douce musique venant du vent, vient les réconforter…

Céline, notre fille chérie

Tu nous disais tes douleurs
je te disais « donnes-les moi »
tu répondais « je ne peux pas papa »

Ton dernier SMS disait que tu viendrais chercher des cerises lol
je ne savais pas qu’elle existait cette variété.

Tu n’es pas venue, saches que chaque année quand ton cerisier
sera en fleurs, nous nous préparerons à en cueillir pour toi et
pour toutes celles et ceux qui t’ont tant apprécié.

Je garde une des plus belles choses de toi,
ton bonheur et ta joie quand tu partais
animer les colos, et je t’accompagnais
au train, heureux de te voir partir
avec le sourire.

Le train que tu prends là n’a pas de retour
mais là où tu te rends les anges
veilleront sur toi.

Papa et Maman

La place du Tertre Montmartre

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Assis à la terrasse du café « Au Petit Comptoir » je recueille mes premières impressions. C’est après l’orage, le soleil réapparaissant que cet endroit s’apparente si bien à un arc-en-ciel, les couleurs étant maîtresses de ce lieu. Pas un instant, le gris n’a sa place, le tabouret de l’artiste, la palette, la toile naissante, tout est couleur, du bleu pastel au rouge vif, déposée délicatement ou projetée avec force, chacun tentant d’immortaliser l’instant de son empreinte subconsciente, cherchant à raconter son coeur, de le fixer au liant sur un bout de toile blanche, à croire que le blanc n’y a pas sa place non plus…
Ici le bleu est roi, le rouge coquelicot cotoie un vert sinople sous un jaune impérial qu’une ombrelle tente d’aténuer, tenue par une silhouette sans visage et dont les jambes semblent issues du pavé plutôt que de l’imagination nuancée du peintre.
Il règne un silence, prèsque religieux dû peut-être à la proximité du Sacré-Coeur, drôle de nom pour une basilique, silence toutefois interronpu par le bruit des tasses de café ramassées au comptoir. Ou alors ce silence est-il la conséquence de la concentration des artistes penchés sur leur carré de blanc restant, pressés de le faire disparaître, ayants la même phobie que l’écrivain devant sa page blanche, que le compositeur devant ses rangées de lignes vides?
L’odeur des tubes de couleur se mèle aux parfums des passants donnant à la toile à peine finie un réalisme que l’auteur se dépêche de vernir pour en emprisonner le souvenir, c’est qu’ils ont des sacrés coeurs aussi, ces artistes…
Je repose délicatement ma tasse sur sa soucoupe, de peur de rompre l’harmonie de cet air qui trotte dans ma tête, je ferme les yeux , lève la tête vers le soleil, et prend une longue inspiration, pour que comme le vernis sur les toiles, ma mémoire fixe cette fresque musicale encore fraîche…

La ruelle des mots passants

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A faire les cent pas devant le passage, à regarder la lueur au bout de la ruelle

sans l’empreinter, ta vie n’est que rêves, dépendances et déceptions.

Si toutefois un jour tu t’y engages, n’aie pas peur,

de l’eau de la gouttière qui pourrait couler sur tes pieds

que des portes restent fermées, d’autres s’ouvriront…

des fenêtres, quelqu’un pourra te dire bonjour

de la voûte, elle est solidement ancrée de chaque côté

de la nuit, la lanterne veille

du silence, il est propice en cet instant

des odeurs, on a rajouté des fleurs

de ces mots, ils ne font que passer comme toi

mais ils t’accompagnent,

 

 

 

 

Des choses et des gens

Plusieurs fois je suis retourné vers cette rivière, ce coin où l’on jette des pièces en faisant des vœux qui se réalisent parfois, mais en vain, rien, plus de nouvelles. Jusqu’au jour où un petit écureuil vint près de moi alors que j’étais dans mes pensées. Surpris qu’il s’approche aussi près de moi, mais alors quel choc quand il s’adressa à moi:

« Bonjour mon ami, tu as l’air triste, depuis quelques temps je t’observe, tu es là mais sans être là vraiment »  me dit-il avec le sourire et les deux dents dehors…

 

  »Ah bon et depuis quand m’observes tu? »

« Depuis que tu viens ici, et à chaque fois je t’ai vu jeter quelque chose dans cette rivière, tellement de fois qu’un moment j’ai eu peur que tu y construises un barrage!!! Tu es tellement ailleurs que tu ne vois même pas les choses autour de toi, pourquoi es-tu si triste »

« Je ne suis pas triste, je suis concentré »

« Concentré mais ailleurs, comme si tu avais perdu quelqu’un ou quelque chose »

« J’ai une amie, avec elle nous avons construit une pyramide sur un socle si solide que des peuples entiers pourraient s’y réunir pour fraterniser, elle m’a appris à ouvrir ses bras et son cœur. Mais le destin l’a guidé sur un autre chemin »

« Et tu l’a laissé partir? »  …..les deux dents dehors

«  Je n’ai pas cherché à la retenir bien au contraire, il y a tant d’autres pyramides à construire encore »

« J’aimerai tant la connaître, ton amie, tu as l’air de beaucoup l’apprécier, raconte moi »

« Elle vient d’un pays qui s’appelle la Turquie, d’une région où les gens cultivent des noisettes magiques, si magiques que ceux qui en mangent ne veulent plus partir, elle m’a parlé d’Istanbul, la belle, la magnifique, celle qui envoûte les âmes en leur dévoilant ses monuments sacrés, ses salles voutées, ses rues en pente et leurs escaliers et que le Bosphore traverse paré de ponts, flanqué de ses deux magnifiques rives, orné d’une corne pointée vers l’orient »

 

 

« Si tu y vas un jour, dis tu m’emmèneras avec toi? »

« J’irai un jour, mais ce jour sera lointain, je ne puis pour le moment »

« Alors dis-moi le chemin car moi j’ai envie de le découvrir maintenant que tu m’en a parlé »

« Tu sais l’écureuil, pour toi ce sera un long et périlleux voyage, tu devras parcourir les terres, traverser des mers, mais tu rencontreras pleins de paysages, de visages. Si c’est ton souhait alors vas-y et si malgré tout un jour tu reviens, s’il te plait viens me raconter ton séjour, parle moi des gens, des choses, des couleurs et des parfums »

« Bien, je te laisse maintenant, avec ta tristesse, mais ça me fais de la peine » 

« Je ne suis pas triste, je suis concentré, concentré sur l’avenir, va et prends soin de toi »

« Il n’est effectivement pas encore temps pour toi de partir, tu ne prends pas assez le temps de voir les gens et les choses autour de toi, tu penses trop à l’avenir au lieu de penser au temps présent »  me dit-il…….les deux dents dehors en s’en allant.

Je me demande ce qu’il voulait dire :

« Je dois prendre le temps de voir les gens et les choses autour de moi »

Et là je compris

« Je dois d’abord apprendre à voir avec mes yeux et mon cœur, écouter, sentir, toucher et ressentir pour apprécier, prendre le temps, ne pas y aller pour aller mais être prêt et partir pour aimer »

 

Depuis je retourne souvent dans cet endroit magique, je ne vois plus notre ami l’écureuil, je fais toujours des vœux pour nos familles, nos amis, nos frères malades mais je ne jette plus de cailloux dans l’eau de peur de faire un barrage. Je prend le temps de toucher le cailloux que je ne jette pas, le sens , observe sa forme et sa couleur, teste sa dureté et le repose à sa place en prenant soin de ne pas gêner la fourmi qui cherche sa nourriture. Je sens le vent, l’entend et la chaleur du soleil me réchauffe la peau. Les couleurs des arbres et des fleurs s’harmonisent du son de ce petit ruisseau dont l’eau claire file vers la mer, se rapprochant doucement de l’endroit où je dois me rendre, la lune en croissant pour repère et la corne d’or en fin.

« Je crois que j’ai appris à voir les choses et à les aimer »   dis-je tout haut pensant que des gens étaient là….Mais personne, le désert 

« Je crois que je dois apprendre à voir les gens maintenant »  dis-je tout haut aux choses…

 

Notre ami l’écureuil

Plusieurs fois  je suis retourné vers cette rivière, ce coin où l’on jette des pièces en faisant des vœux qui se réalisent parfois, mais en vain, rien, plus de nouvelles.Jusqu’au jour où un petit écureuil vint près de moi alors que j’étais dans mes pensées.Surpris qu’il s’approche aussi près de moi, mais alors quel choc quand il s’adressa à moi:

« bonjour mon ami, tu as l’air triste, depuis quelques temps je t’observe, tu es là mais sans être là vraiment »  me dit-il avec le sourire et les deux dents dehors…

« ah bon et depuis quand m’observes tu? »

« Depuis que tu viens ici, et à chaque fois je t’ai vu jeter quelque chose dans cette rivière, tellement de fois qu’un moment j’ai eu peur que tu y construise un barrage!!! Tu es tellement ailleurs que tu ne vois même pas les choses autour de toi, pourquoi es-tu si triste »

« Je ne suis pas triste, je suis concentré »

« Concentré mais ailleurs, comme si tu avais perdu quelqu’un ou quelque chose »

« J’ai une amie, avec elle nous avons construit une pyramide sur un socle si solide que des peuples entiers pourraient s’y réunir pour fraterniser, elle m’a appris à ouvrir ses bras et son coeur. Mais le destin l’a guidé sur un autre chemin »

« Et tu l’a laissé partir? »  …..les deux dents dehors

«  je n’ai pas cherché à la retenir bien au contraire, il y a tant d’autres pyramides à construire encore »

« J’aimerai tant la connaître, ton amie, tu as l’air de beaucoup l’apprécier, raconte moi »

« Elle vient d’un pays qui s’appelle la Turquie, d’une région où les gens cultivent des noisettes magiques, si magiques que ceux qui en mangent ne veulent plus partir »

« Si tu y vas un jour, dis tu m’emmènera avec toi? »

« J’irai un jour, mais ce jour sera lointain, je ne puis pour le moment »

« Alors dis-moi le chemin car moi j’ai envie de le découvrir maintenant que tu m’en a parlé »

« Tu sais l’écureuil, pour toi ce sera un long et périlleux voyage, tu devras parcourir les terres, traverser des mers, mais tu rencontrera pleins de paysages, de visages. Si c’est ton souhait alors vas-y et si malgré tout un jour tu reviens, s’il te plait viens me raconter ton séjour, parle moi des gens, des choses, des couleurs et des parfums, et du goût de ces noisettes »

« Bien, je te laisse maintenant, avec ta tristesse, mais ça me fais de la peine »

« Je ne suis pas triste, je suis concentré, concentré sur l’avenir, va et prends soin de toi »

« il n’est effectivement pas encore temps pour toi de partir, tu ne prends pas assez le temps de voir les gens et les choses autour de toi, tu penses trop à l’avenir au lieu de penser au temps présent »  me dit-il…….les deux dents dehors en s’en allant.

Je me demande ce qu’il voulait dire :

« Je dois prendre le temps de voir les gens et les choses autour de moi »

et là je compris

« Je dois d’abord apprendre à voir avec mes yeux et mon cœur, écouter, sentir,toucher et ressentir pour apprécier,prendre le temps, ne pas y aller pour aller mais être prêt et partir pour aimer »

 

Depuis je retourne souvent dans cet endroit magique, je ne vois plus notre ami l’écureuil, je fais toujours des vœux pour nos familles, nos amis, nos frères malades mais je ne jette plus de cailloux dans l’eau de peur de faire un barrage. Je prend le temps de toucher le cailloux que je ne jette pas, le sens , observe sa forme et sa couleur, teste sa dureté et le repose à sa place en prenant soin de ne pas gêner la fourmi qui cherche sa nourriture. Je sens le vent, l’entend et la chaleur du soleil me réchauffe la peau. Les couleurs des arbres et des fleurs s’harmonisent du son de ce petit ruisseau dont l’eau claire file vers la mer, se rapprochant doucement de l’endroit où je dois me rendre.

« Je crois que j’ai appris à voir les choses et à les aimer »   dis-je tout haut pensant que des gens étaient là….Mais personne, le désert.

 

« Je crois que je dois apprendre à voir les gens maintenant »  dis-je tout haut aux choses…

Cheval mon ami

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Toi qui rêves d’espace
Qui jamais ne te lasses
Dans ton éternel galop
Abuse de tes sabots

Emporte-moi, emporte-moi

Monture des chevaliers
En quête de vérité
Laisse-toi prendre la crinière
Te guider à ma manière

Emporte-moi, emporte-moi

Toi que l’homme a dompté
Pour sa seule liberté
Chevauche à la conquête
De cette terre secrète

Emporte-moi, emporte-moi

Que de ta robe nacrée
Tels ces matins de rosée
Suinte le fruit de ton effort
Courage mon ami, sois fort

Emporte-moi loin de la nuit
Et ensemble enfin fuyons l’ennui



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